Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet
Gestion de la haie et valorisation de ses sous produits
Établissement
EPL Durdat Larequille
Description du projet
Mettre en place, en partenariat avec les collectivités locales et les agriculteurs du bassin de la vallée de Montluçon, des méthodes de gestion de la haie combinant respect de la biodiversité,protection du paysage, bien être animal et valorisation économique, par la création de fiches techniques, formations et journées techniques à destination des professionnels, des élus et des apprenants.
Thématique principale
Thématique secondaire
Déclinaison des programmes d'actions du projet agro-écologique pour la France

Identification

Centre constitutif concerné
Adresse et numéro de téléphone de l'établissement
La Maison Neuve 03310 DURDAT LAREQUILLE Tel : 04.70.51.00.20
Nom du responsable du dossier
Benoit POUSSET - Directeur d'Exploitation
Fonction du responsable du dossier
Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction
EPLEFPA Montluçon-Larequille La Maison Neuve 03310 DURDAT-LAREQUILLE Tel : 04.70.51.00.20
Nom du chargé de projet
Jean-François CANAUD - Enseignant en Agronomie - Economie
Fonction du chargé de projet
PLPA2 Agronomie (diplômé ingénieur)
Coordonnées du chargé de projet
EPLEFPA Montluçon-Larequille La Maison Neuve 03310 DURDAT-LAREQUILLE tel : 04.70.51.00.20

Projet

Rapport 1

Actions prévues réalisées ou en cours
1.1 - Actions prévues, réalisées ou en cours :
Action 1 : Entretien des haies et des ripisylves :
1ère étape : Août 2011, réalisée comme prévu (élagage d’arbres de haies, réalisation de tétards, abattage d’arbres de ripisylve, …)
2ème étape : Mars 2012 réalisée comme prévu : entretien des haies avec utilisation de matériel spécifique (journée démonstration)
Actions 2 et 3 : utilisation de sous-produits :
- production de plaquettes. Différentes sources utilisées et broyées – suivi du séchage. Matériel identifié par FDCUMA03 et mission haie Auvergne (21/10/2011).
- Utilisation en BRF (massifs et aménagements paysagers)
- Utilisation en paillage – expérimentation : 1 année de paillage sur génisses sur 2 sites :
* Observation du comportement animal sur litière
* observation du comportement de la litière en comparaison avec litière paille (tout ceci réalisé et présenté lors des différentes journées techniques).
* Actuellement, compostage (en cours) pour poursuite de l’expérimentation vis-à-vis de la connaissance et de la valorisation du produit obtenu : fumier de plaquettes compostées.
Comparaison paille : coût-efficacité présentés fiches mission haie auvergne et FDCUMA qui ont intégré nos résultats.
Action 4 : Production et distribution d’espèces :
Réalisé : centre d’allotement de végétaux pour distribution aux agriculteurs en partenariat lycée agricole – mission haie auvergne dans le cadre du contrat nature et paysage du Pays de la Vallée de Montluçon et du Cher
Actions non prévues réalisées
1.2 – Non prévu et réalisé :
Action 1 : Elargissement de la partie entretien liée à l’exploitation à une partie ‘’récupération’’ liée au territoire par utilisation de vieux bois destiné à être mis en décharge ou brûlé.
Action 2 et 3
- expérimentation évolutive en lien avec l’utilisation pratique du produit,
- mesures complémentaires sur la qualité des plaquettes : calibrage
- 2 journées techniques pour techniciens (OPA) de départements et régions voisines y compris le centre de recherche de la ferme des bordes (36)
Actions à réaliser
1.3 – Actions restant à réaliser :
Action 1 :
- En cours et à poursuivre :
* entretien des haies ripisylves et taillées sur zones non encore utilisées sur les années 2012 à 2014
* réseau technique massif central élargi d’échanges sur les pratiques de la gestion de la haie et de la valorisation des sous-produits dans ses dimensions technico-économiques et environnementales
- Affiner la connaissance des différents outils d’entretien de la haie par l’expérimentation
- Poursuivre l’analyse des rapports coûts performances outils.
Action 2 et 3 : Poursuite du paillage pour vérifier le comportement de la litière, surtout en terme de consommation (valeur relative/paille)
Suivi du devenir du fumier sur plaquettes et utilisation du compost obtenu sur la période 2012 – 2014.
Action 4 : production de plants d’essences arbustives et fruitières de haie comme prévu
Partenaires
Partenaires institutionnels et financeurs : Gal Leader pays de la Vallée de Montluçon et du Cher, Conseil Régional Auvergne, Conseil Général de l’Allier
Partenaires techniques : Mission haie Auvergne, FDCUMA03 – formalisation d’un plan de gestion des haies, mise en œuvre, concertation, organisation commune des journées techniques, répartition des tâches et coordination, création d’un réseau d’échanges
Indicateurs de suivi
Distribution de plants : centre d’allotement,
Formation sensibilisation aux rôles – intérêt – valorisation de la haie avec un architecte et des représentants du pays (8 participants)
Jounées techniques :
démonstration de broyage – déchiquetage: 50 participants (élus, professionnels)
Présentation des résultats paillage: 25 participants (professionnels agriculteurs)
Présentation des résultats paillage: 15 participants (journée spéciale techniciens)
Animation d’une conférence: la haie bourbonnaise à Chamblet (tout public)
table ronde d’échanges sur l’entretien et la valorisation des sous-produits de la haie au plan Massif Central:46participants
démonstration d’outils d’entretien de la haie et diffusion des résultats de l’expérimentation paillage: 110 participants
3articles de presse parus.
Résumé grand public
En 1985: Achat de l'exploitation. Haies non entretenues. Présence de friches et de taillis.
Le recalibrage des parcelles se fait par arrachage de haies. La trame bocagère est élargie mais préservée. Les parcelles restent de taille raisonnable et entourées en grande partie de haies.
En 1999-2000: Les CTE donnent une place importante à la haie. Dans le cadre du pré-diagnostic un inventaire complet des haies et des éléments écologiques présents sur le parcellaire est réalisé. Ce qui permet de cartographier tous ces éléments.
En 2010: Le besoin d'entretien et le souci de valorisation de la haie occupent notre réflexion. Le rapprochement entre la Mission Haie Auvergne, le pays de Montluçon permet de lancer un projet ambitieux sur l'utilisation et la valorisation de la haie. Une cartographie bocagère de l'exploitation est réalisée.
Gestion des haies de l'exploitation du lycée.
Le recensement et la cartographie des haies finalisé par Mission Haie Auvergne permet d'établir un plan de gestion des haies et des ripisylves. Il fait apparaître la ressource en bois. Elle est estimée à 120-150 MAP/an.
Première utilisation de la ressource :
De l'élagage et de l'abattage d'arbres de ripisylves sont réalisés en août 2011.
Réalisation des plaquettes:
Le broyage s'effectue lors d'une journée de démonstration et de lancement. Près de 300 MAP de plaquettes sont broyées et mis en séchage en silos extérieurs.
Le séchage des plaquettes :
Lors du séchage, des mesures sont effectuées: Calibrage; augmentation des températures; évolution de la MS ; au bout de 6 semaines les tas sont couverts avec une bâche Veltex.
Valorisation des sous produits de haie: Utilisation des plaquettes en litière animale.
Début de la litière plaquette :
décembre 2011 la litière est mise en place dans 2 stabulations : La Brande des forges 180 MAP et la Chevantière 220 MAP = 400 MAP de litière pour loger 40 génisses de 1 an et 40 génisses de 2 ans.
2 couches d'épaisseur différentes sont apportées de 25cm dans le 1er cas et 12cm dans l'autre.
L'expérimentation s'effectue dans des conditions difficiles:
Le climat n'est pas propice à la tenue de litière : durant 1 mois l'humidité, le brouillard laissent des conditions hygrométriques défavorables à la tenue de la litière.
Les lots d'animaux sont fournis et les génisses viennent en chaleur. Le piétinement est très important.
L'alimentation se fait par du fourrage conservé par voie humide (ensilage de sorgho ; enrubannage de prairie), ce qui donne des excréments plus liquides.
Le séchage des plaquettes n'est pas uniforme, il varie en fonction de la nature du bois mis en plaquette.
Entretien de la litière :
Le seul entretien sur la litière consiste en l'apport d'une nouvelle couche (superposée) d'une épaisseur de 5 à 7cm, apportée et écartée au godet. Cet entretien se fait environ tous les 10 jours.
L'essai de scarification n'a pas été concluant.
Valorisation des sous produits de la haie: Premiers résultats de l'expérimentation.
Calibrage des plaquettes :
Les plaquettes sont de taille homogène d'un calibrage d'environ 1cm de côté (0 à 3). La présence de particules fines varie en fonction des éléments broyés, elle n'apporte pas de contraintes particulières.
Densité, acidité :
La densité dépend du séchage ayant eu lieu avant broyage. Le bois abattus depuis plus d'un an sont moins denses.
L'acidité des plaquettes (pH eau) se situe entre 5,5 et 6,5 selon la nature des essences broyées, seul le peuplier donne des plaquettes non acides (pH<7).
Consommation de plaquettes :
Les 2 sites ont des consommations différentes. Avec une 1ère couche épaisse la consommation en équivalente tonne de paille s'élève à 8MAP/t de paille alors qu'avec la 1ère couche mince, elle dépasse à peine 4MAP. Dans ce cas, on obtient 30L/uGB ou encore 6Kg/uGB.
Coût du paillage en comparaison avec la paille :
Si l'on ne tient compte que des frais liés à la réalisation de plaquettes, ils s’élèvent à 12€ le MAP. Soit un équivalent tonne de paille de 72€ en moyenne et seulement 48€ pour l'hypothèse la plus favorable.
Diffusion des résultats et utilisation pédagogique.
La diffusion des résultats s'est faite grâce aux actions menées en commun par Mission Haie Auvergne, FD CUMA et le lycée. Elles se traduisent par des journées techniques des articles de presse et des fiches techniques.
Poursuite de l'expérimentation
Confirmation du comportement de la litière plaquettes :
Un bâtiment sera paillé tout l'hiver avec uniquement des plaquettes, ce qui permettra de mieux estimer les quantités consommées.
Valeur agronomique du fumier de plaquettes :
Le fumier est actuellement en compostage des analyses de valeur fertilisante du compost seront effectuées. L'évolution du compost épandu sur prairie sera observé ainsi que les conséquences agronomiques de son utilisation sur parcelles en prairie.
Poursuite du plan d'utilisation de la haie :
La production de plaquettes à partir d'élagage se poursuit. La repousse et la production de biomasse sont observé.
Validation par le chef d'établissement
04/06/12
Vu par le chef d'établissement
04/06/12
Validation par la DRAAF
09/07/12
Vu par la DRAAF
09/07/12
Commentaire de la DRAAF
Ce projet est exemplaire par son intégration dans un partenariat rassemblant collectivités (Pays de Montluçon, mission Haie de la Région), Profession (FDCUMA, agriculteurs).financeurs (Leader, Région, Département...). Le projet rencontre le soutien des agriculteurs et participe à la mission d'animation du territoire de l'EPL qui apporte un lieu d'expérimentation, de démonstration et de transfert pédagogique.
Validation nationale
22/01/13
Vu par la DGER
Commentaire de la DGER

Rapport 2

Actions prévues réalisées ou en cours
Entretien des haies et des ripisylves:
Poursuite du programme:2ème groupe de parcelles élagué pour fournir de la matière première: production de plaquettes sans pénaliser la ressource.
Utilisation de sous-produits:
Production de plaquettes: deux périodes de production de plaquettes:
broyage de mai fait à partir de branches d’élagage a permis de produire 190 MAP de plaquettes mis en séchage en stabulation
broyage d’octobre fait à partir de branches d’élagage fournies par un entrepreneur voisin récupération) a permis de produire 175MAP de plaquettes qui seront mis en silos bâchés pour séchage extérieur.
Un nouveau broyage à partir d’arbres élagués ou abattus vient d’être réalisé pour une utilisation durant l’hiver 2013-2014.
Utilisation des plaquettes: 345 MAP de plaquettes ont été utilisées durant la Campagne 2012-2013.
23 MAP en BRF (massifs et aménagements paysagers)
80 MAP pour le paillage du couloir de circulation des vaches (nouvelle utilisation).
55 MAP pour le paillage des génisses à la Brande des Forges.
200 MAP pour le paillage des génisses à la Chevantière.
Observations sur plaquettes:
Observation du comportement de la litière en comparaison avec litière paille
Évaluation de la consommation de plaquettes dans les différentes situations.
Valorisation agronomique du fumier de plaquette: Compostage, analyse d'échantillons, essais sur microparcelles
Production et distribution d’espèces: centre d’allotement de végétaux pour distribution aux agriculteurs
Actions non prévues réalisées
Elargissement de la partie entretien liée à l’exploitation à une partie ‘’récupération’’ liée au territoire par utilisation de branchages destinés à être mis en décharge. Elagages et abattages nécessités par la demande du Conseil Général pour l’entretien de la route D 468
Expérimentation évolutive en lien avec de nouvelles utilisations du produit et une ressource supérieure aux prévisions.
Mise en place d’un essai valeur agronomique sur micro-parcelles.
Participation à des journées techniques et d’animation du territoire (AG FDcuma03, stand commun FDCuma 03, Mission haies Auvergne et Lycée au Salon de l’herbe à Villefranche d’Allier (Impact national)
Appui à la réalisation de nouveaux essais.
Actions restant à réaliser :
En cours et à poursuivre :
Entretien des haies ripisylves et haies taillées sur zones non encore utilisées sur les années 2012 à 2014
Affiner la connaissance des différents outils d’entretien de la haie par l’expérimentation
Poursuivre l’analyse des rapports coûts performances outils en liaison avec les nouveaux équipements de la CUMA 03
Poursuite du paillage en variant les situations d’utilisation pour approfondir les observations
Suivi du devenir du fumier sur plaquettes et utilisation du compost obtenu sur la période 2012 – 2013 en faisant de nouvelles analyses de valeur fertilisante.
Faire le suivi agronomique des micro-parcelles.
Transférer les savoir-faire en liaison avec nos partenaires (colloque).
Initier une filière bois énergie issue du bocage
Actions à réaliser
Partenaires
Partenaires institutionnels et financeurs : Gal Leader pays de la Vallée de Montluçon et du Cher, Conseil Régional Auvergne, Conseil Général de l’Allier
Partenaires techniques : Mission haie Auvergne, FDCUMA03 – formalisation d’un plan de gestion des haies, mise en œuvre, concertation, organisation commune des journées techniques, répartition des tâches et coordination, création d’un réseau d’échanges
SCIC bocage du Berry : initiation d'une filière bois bocager énergie

Indicateurs de suivi
Distribution de plants : centre d’allotement : 12.5 km de haies replantées
Formation sensibilisation aux rôles – intérêt – valorisation de la haie avec un architecte et des représentants du pays (150 élèves - 300 extériers)
Jounées techniques :
démonstration de broyage – déchiquetage: 50 participants (élus, professionnels)
Présentation des résultats paillage: 150 participants (professionnels agriculteurs)
Présentation des résultats paillage: 80 participants (journée spéciale techniciens)
Salon de l'herbe
table ronde d’échanges sur l’entretien et la valorisation des sous-produits de la haie au plan Massif Central à Soumans en Creuse : 60 participants

Résumé grand public
Après 2 années d’utilisation des plaquettes.
En 2011 alors que le prix de la paille s’envole et que nous devons entretenir nos haies et nos arbres, nous décidons d’expérimenter les plaquettes de bois pour pailler nos bovins.
Production de plaquettes : un plan de gestion des haies établit par Mission haie Auvergne montre que notre ressource pérenne est de 150 MAP par an.
La première année les élagages et abatages d’arbres de haies et de ripisylves permettent de produire 150 MAP de plaquettes 100 MAP supplémentaires seront produits à partir de bois de récupération.
La deuxième année 350 MAP sont produits dans des conditions similaires.
Le broyage est effectué par la CUMA de la Nièvre, le débit de la machine varie de 25 à 50 MAP /heure. Cette année ce broyage sera effectué par la CUMA 03 récemment équipée d’une broyeuse plus performante.

Caractéristiques des plaquettes : des mesures physiques ont été réalisée sur des plaquettes de différentes origines.
Le calibrage est régulier, les plaquettes ont une taille maximale de 4 cm pour une moyenne légèrement inférieure à 2 cm.
Après trempage dans l’eau, les plaquettes donnent des ph légèrement acides (5,8 à 6,2) excepté pour les plaquettes de peuplier dont le ph est basique (7,2).
La densité des plaquettes varie de 1,8 à 2,3 ; leur capacité d’absorption de 1.5 à3.5 selon les bois utilisés.

Séchage et stockage des plaquettes : le séchage a eu lieu dans différentes situations, en silos extérieurs bâchés ou en silos intérieurs, elles ont toutes données des résultats satisfaisants.
Le séchage doit être d’au moins 8 semaines, il s’effectue naturellement et on ne doit surtout pas ‘’toucher’’ le silo en séchage.
La conservation des plaquettes en silo bâché à l’extérieur ne pose pas de problème.

Réalisation des litières : différents types de litières ont été testés : apport d’une couche épaisse (20 à 25 cm), apport de couches fines (5 à 7 cm) successives, sur aire de couchage ou sur couloir de circulation.
L’apport se fait par étalement au godet pour simplifier le travail.
La fréquence des apports est tous les 3 trois jours pour le couloir, tous les 6 à7 jours pour les couches fines sur l’aire de couchage, une seule fois pour la couche épaisse.
La facilité d’emploi est un point fort de la litière de plaquettes.

Confort et santé des animaux : les plaquettes donnent un aspect sombre à la litière même lorsqu’elle est propre ce qui peut surprendre.
Les animaux restent propres avec les plaquettes, même souillées, elles ne collent pas au pelage des bovins et les jus s’infiltrent plus facilement sauf lorsqu’une croûte superficielle se forme sous l’effet du piétinement, on doit éviter l’apport de couches épaisses qui favorisent ce phénomène.
Les plaquettes ne sont pas consommées par les bovins contrairement à la paille ce qui peut être un atout lors d’un rationnement précis.
On peut noter également l’absence de poussières et d’apparition de blessures, œdèmes, infections particulières sur les animaux.

Consommation et coût : selon les situations la consommation de plaquettes est très variable mais c’est aussi le cas pour la paille.
Nous avons constaté que la meilleure efficacité était obtenue en apportant des couches fines successives : 5 à 7 cm toutes les semaines et que l’apport d’une couche épaisse ne permet pas d’utiliser toute la capacité d’absorption des plaquettes.
Leur consommation moyenne est de 40 à 50 litres/UGB ou 8 à 11 kg /UGB.
Soit un équivalent de 4 à 6 MAP de plaquettes pour 1 tonne de paille.
Pour un coût de broyage allant jusqu’à 15€, l’intérêt économique demeure tant que le prix de la paille est supérieur à 80€/t.

Curage et compostage des litières : Le curage des stabulations se fait 2 fois durant la période d’hivernage que ce soit en litière paille ou plaquettes. Le fumier de plaquettes est moins compact que celui de paille mais se prend facilement à la fourche ou au godet frontal.
Au curage, le fumier est mis en andains pour être composté par deux retournements espacés d’un mois, ils sont réalisés par la CUMA 03.
La fermentation du fumier de plaquettes débute plus rapidement que celui de paille (montée en température), elle commence dès la mise en andains du fumier.

Utilisation du compost : Le compost obtenu est épandu sur prairies à l’automne à une dose de 15 t/ha.
L’épandage est régulier et fin, les plaquettes se répartissent d’une façon homogène en alternance avec les particules fines.
Un essai sur des parcelles de 10 m2 est réalisé pour comparer l’effet des différents composts et fumiers sur prairies.
Valeur agronomique des composts et fumiers
Les analyses des différents échantillons montrent qu’il n’y a peu de d’écart entre leurs valeurs agronomiques.
Lien pour retouver l'ensemble de ces éléments : www.lyceeagricolemontlucon.educagri.fr
Validation par le chef d'établissement
27/05/13
Vu par le chef d'établissement
27/05/13
Validation par la DRAAF
07/06/13
Vu par la DRAAF
07/06/13
Commentaire de la DRAAF
J.F. Canaud remplit les objectifs poursuivis, tant sur le plan des expérimentations que sur les actions de démonstration, de communication (portes ouvertes), et de valorisation pédagogique (MAP...), en lien avec l'exploitation et les équipes pédagogiques. Son action contribue sensiblement à faire mieux connaitre l'établissement et à le positionner sur une problématique qui intéresse le territoire et les professionnels agricoles en particuliker.

L'utilisation des plaquettes bois en litière animale, apparait comme un complément utile au paillage, notamment en saison de sécheresse. Elle contribue à l'autonomie de l'exploitation. La remise en valeur de la haie s'avère propice à la santé des animaux, notamment en saison pluvieuse ou très chaude.
Validation nationale
18/11/13
Vu par la DGER
18/11/13
Commentaire de la DGER

Rapport 3

Actions prévues réalisées ou en cours
Poursuite du plan d’action et formalisation des résultats techniques et économiques
Diffusion des résultats : Participations à des 8 journées techniques au plan départemental
Le MAP pour les Bac Pro CGEA est en place. Des documents techniques sont diffusés.
Production et distribution d’espèces.
Le centre d’allotement pour la distribution de plants a été développé avec plus de 10000 plants distribués. La production d’arbres fruitiers de variétés locales anciennes est en place.
Initiation d’une filière bois énergie bocagers à destination des chaufferies individuelles et collectives en lien avec les élus du territoire et les professionnels
Réalisation du MAP Bac PRO CGEA : Valorisation de la haie bocagère. Réalisation de dépliants thématiques, élèves en binôme, sur cette problématique. Participation des élèves de pépinière à la production de plants de fruitiers.
Actions non prévues réalisées
Le plan de gestion des haies est adaptable.
Chaque années des modifications interviennent, elles doivent respecter la ressource (le plan de gestion).
La ressource est pour une 2e année supérieure aux prévisions.
L’utilisation en bois énergie apparaît avec des projets conséquents de valorisation de la plaquette bocagère en bois énergie sur le territoire. Tout ceci avec les partenaires initiaux mais aussi de nouveaux partenaires SCIC BEB, décideurs politiques et agriculteurs.
Elargissement territorial de l’information par des interventions dans des structures coopératives des territoires voisins.
Actions à réaliser
Poursuivre et pérenniser le plan de gestion des haies en le reliant à la notion de haute valeur environnementale de l’exploitation (support d’un nouveau 1/3 temps).
Pérenniser le paillage animal en liaison avec le plan de gestion des haies.
Mettre en place une filière d’approvisionnement locale de plaquettes bocagères (action en cours).
Conclure en présentant une synthèse des résultats. Séminaire prévu en octobre 2014.
Poursuite de la production de plants de fruitiers et approvisionner les demandeurs : Collectivités et privés.
Partenaires
Partenaires institutionnels et financeurs : Gal Leader pays de la Vallée de Montluçon et du Cher, Conseil Régional Auvergne, Conseil Général de l’Allier
Partenaires techniques : Mission haie Auvergne, FDCUMA03 – formalisation d’un plan de gestion des haies, mise en œuvre, concertation, organisation commune des journées techniques, répartition des tâches et coordination, création d’un réseau d’échanges
SCIC bocage du Berry : initiation d'une filière bois bocager énergie
Indicateurs de suivi
Distribution de plants : centre d’allotement : 10 000 plants distribués
Formation sensibilisation aux rôles – intérêt – valorisation de la haie avec un architecte et des représentants du pays (150 élèves - 250 extériers)
Jounées techniques :
Information des élus du territoire concernant le potentiel de développement d'une filière bois énergie
Information des professionnels agriculteurs sur le potentiel de revenu complémentaire d'activité
Résumé grand public
Valorisation de la haie bocagère et utilisation de plaquettes de bois en litière animale.
En 2011 alors que le prix de la paille s’envole et que nous devons entretenir nos haies et nos arbres, nous décidons d’expérimenter le paillage bovin à l’aide de plaquettes de bois.

• Le projet se base sur une expérimentation technique doit voici quelques résultats :

- Production de plaquettes : un plan de gestion des haies établit par Mission Haies Auvergne permet d’évaluer la ressource (150 MAP/an).
Durant trois années consécutives des compléments sont fournis par le voisinage permettant de produire plus de 300 MAP/an.
Le broyage est effectué par un partenaire de l’expérimentation, la CUMA de l’Allier.
- Séchage et stockage des plaquettes : le séchage a eu lieu dans différentes situations, en silo extérieur, sous bâtiment. Le séchage a une durée minimum de 8 semaines durant lesquelles l’élévation naturelle de température dans le silo permet le séchage. Il ne doit pas être interrompu.
- Réalisation des litières : Après différentes procédures, la litière la plus intéressante est celle réalisée par couches fines successives de 6 à 7 cm d’épaisseur avec des apports toutes les semaines.
L’apport de plaquettes sur le couloir d’alimentation et de circulation des animaux et une technique très intéressante.
- Confort et santé des animaux : Les plaquettes donnent un aspect sombre à la litière même lorsqu’elle est propre ce qui peut surprendre. Les animaux restent aussi propres qu’avec de la paille.
Les plaquettes ne sont pas consommées par les bovins contrairement à la paille ce qui est un atout pour le rationnement. On peut également noter l’absence de poussière, de blessures des animaux ou d’infections.
- Consommation et coût : La consommation de plaquettes varie selon les conditions de litière. On peut estimer une consommation moyenne à 45L ou 10Kg de plaquettes/UGB/jour ce qui correspond à un équivalent paille de 4 à 6 MAP de plaquettes pour 1 tonne de paille. La litière plaquettes revient à un équivalent valeur paille de 40 à 75 €/t.
- Curage et compostage : Le curage se fait 2 fois durant l’hiver, le fumier est mis en andains puis composté. Le compostage se fait aussi bien avec le fumier de plaquettes qu’avec celui de paille. Les composts ont sensiblement les mêmes valeurs agronomiques, ils peuvent être facilement utilisés pour la fertilisation des prairies.
• Le projet permet d’animer le territoire en regroupement de nombreux partenaires autour de la valorisation du bocage.

Développé à partir de 4 structures principales, Pays de Montluçon, Lycée Agricole, Mission Haies Auvergne et FD CUMA 03.
Le projet a permis des échanges techniques intéressants avec de nombreuses structures des départements limitrophes allant jusqu’au Massif Central pour développer la valorisation du bocage et l’utilisation de plaquette. De nombreuses réunions techniques ont eu lieu allant jusqu’à la présence eu salon de l’herbe à Villefranche d’Allier (manifestation nationale).
Les agriculteurs participent et s’informent avec réserve mais de plus en plus d’entre eux franchissent le pas et utilisent la plaquette.
Le développement de la plaquette bois énergie ouvre un nouvel horizon de valorisation du bocage. Là encore de nombreuses structures administratives et techniques s’y intéressent et notre projet de chaudière plaquettes sur le lycée avec un approvisionnement local a un intérêt majeur.

• Le projet permet de développer une pédagogie nouvelle autour d’un thème lié à l’agro-écologie.

Comme pour leurs ainés les élèves critiquent largement cette technique mais après avoir examiné l’ensemble des données un certain nombre d’entre eux reconnaissent cette pratique.
Pour cela un MAP valorisation de la Haie Bocagère fonctionne depuis 2 ans au lycée pour les classes de BAC PRO CGEA SDE. L’intervention d’un technicien de Mission Haies Auvergne valide la connaissance de la ressource des haies en bois.
Les élèves en mini-stage ont l’occasion durant l’hiver de travailler avec les plaquettes : production – paillage – curage.
Les élèves des sections horticoles et paysagères produisent des plants, font du paillage toujours autour de ce thème.
L’accueil d’un public scolaire externe, sections d’écoles primaires, apprenants agricoles de lycées voisins permet de développer la connaissance de la Haie, de ses caractéristiques, de sa productivité et en conséquence de la préserver.

Conclusion : Nous ne pouvons être que satisfaits de l’évolution du projet qui a entrainé une vision différente du bocage et notamment de la haie par les agriculteurs, les acteurs locaux du milieu naturel et bien entendu nos élèves.
La poursuite de notre action dans le domaine agro-écologique concernant la gestion des prairies, l’autonomie fourragère de l’exploitation et sa valeur environnementale et la suite logique de cette première action.
Validation par le chef d'établissement
03/06/14
Vu par le chef d'établissement
03/06/14
Validation par la DRAAF
Vu par la DRAAF
Commentaire de la DRAAF
Validation nationale
Vu par la DGER
Commentaire de la DGER