Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet
Influences de la complexification agro-écologique du territoire de la ferme sur la biodiversité
Établissement
EPLEFPA de Quétigny Plombières Les Dijon
Description du projet
L?objet du projet est l?amélioration de la biodiversité dans un territoire agricole ouvert marqué par une spécialisation des cultures et une industrialisation des pratiques.
Ce projet réunira des publics en formation d?horizons divers ? cursus agricoles et aménagement ?, rassemblés autour du thème de la biodiversité, de ses services éco systémique et paysagers.
Thématique principale
Déclinaison des programmes d'actions du projet agro-écologique pour la France
Thématique secondaire

Identification

Centre constitutif concerné
5000000003022
Adresse et numéro de téléphone de l'établissement
21 boulevard Olivier de Serres 21800 QUETIGNY 0380718000
Nom du responsable du dossier
RAYNARD Lionel - directeur d'exploitation agricole
Fonction du responsable du dossier
Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction
Raynard Lionel, Ferme du lycée agricole - Route de Varanges 21110 TART le Bas
Nom du chargé de projet
CODOU-DAVID Geneviève, enseignante biologie écologie en BTS APV et classes préparatoires ENV/ENSA
Fonction du chargé de projet
Enseignante titulaire PCEA Biologie Ecologie
Coordonnées du chargé de projet
21 boulevard Olivier de Serres, 21800 QUETIGNY

Projet

Rapport 1

Actions prévues réalisées ou en cours
1) Réalisation d'inventaires floristiques et faunistiques sur plusieurs parcelles de l'exploitation.(11 protocoles différents mis en place en association et/ou en concertation avec les partenaires)
-Inventaires des papillons, des abeilles solitaires, des invertébrés terrestres ( Carabes-Mollusques), de la faune du sol (Vers de terre)
Pour ces protocoles, les résultats sont transmis au Muséum National d'histoire naturelle ou à l'Observatoire participatif des vers de terre.
- Inventaire des carabes et des syrphes (Travail avec ARVALIS)
-Inventaires des espèces chassables (perdrix et lièvres); Travail avec la Fédération de chasse.
-Relevés des espèces d'oiseaux caractéristiques des milieux agricoles; Travail avec la LPO.
- Des inventaires floristiques ( Bordures, Milieu parcelle + Bandes enherbées); Travail avec l'INRA
-Un diagnostic paysager
2) Aménagement d'IAE au sein du parcellaire de la ferme :
- Semis d'une bande enherbée supplémentaire d'1,5 km
- Plantation de 600 m de haie supplémentaire.
Cette trame verte permet d'augmenter la biodiversité déjà repérée en assurant la connectivité avec la haie existante.
3) Valorisation des résultats :
- Réalisation d'une plaquette informative sur le projet BIODIV'EA (500 exemplaires)
- Réalisation de panneaux pédogogiques exposés lors de manifestations diverses.
- Résultats des actions réalisées sur le site internet de la ferme.
- Diffusion d'une gazette en interne et en externe présentant les résultats obtenus dans le projet BIODIVEA

Actions non prévues réalisées
Elargissement du projet à la biodiversité domestique.
Contact pris avec l'association "Graines de Noé" qui fait partie du réseau "Semences paysannes" qui devient un nouveau partenaire.
Co-organisation avec l'association "Graines de Noé" et Quétigny Environnement de deux conférences sur la biodiversité domestique:
-Une conférence à destination des apprenants ( Lycée et CFPPA)
-Une conférence à destination du grand public dijonnais au cours de laquelle a été présenté le projet Biodiversité mené surl'exploitation.
Travail avec "Graines de Noé" pour implanter sur une parcelle de l'exploitation une collection de variétés anciennes de céréales ( Engrain, Amidonniers, Emmers, Poulards ...etc...) à des fins de démonstration. Les premières variétés devraient être semées à l'automne 2012.
Actions à réaliser
Les journées "portes ouvertes" sur la ferme de Tart le Bas ont été différées de façon à avoir davantage de résultats à montrer. Elles devraient se dérouler au cours de l'année 2013. Ces journées sont destinées essentiellement aux agriculteurs et aux OPA.
Les "journées de la biodiversité" à destination du grand public devraient associer le Muséum de Dijon ainsi que d'autres partenaires ( LPO, INRA, Graines de Noé)

Partenaires
-Alterre Bourgogne: Diagnostic IBIS et conseils pour l'aménagement des haies et bosquets sur les parcelles de l'exploitation.
-Arvalis : Aide technique pour la mise en place des protocoles d'inventaire des carabidés et des syrphes.
-INRA Dijon UMR d'agro-écologie : Aide à l'inventaire flortistique des parcelles et animation de séquences pédagogiques en BTS APV; Aide pour l'exploitation des résultats obtenus lors des inventaires carabe.
-LPO : Aide aux inventaires de l'avifaune et encadrement d'élèves sur le terrain.
-Fédération des chasseurs 21: suivi des populations d'espèces sur le territoire de la ferme et encadrement d'élèves lors de ces suivis.
-Chambre d'Agriculture : Echanges de résultats dans le cadre de l'observatoire national de la biodiversité en milieu agricole.
-Muséum de Dijon et Société des sciences naturelles de Bourgogne :expertise dans la détermination des carabes et de syrphes.
-Réseau Semences paysannes: Aide à l'implantation d'une collection de variétés anciennes de céréales
La plupart des partenaires participent au comité de pilotage du projet.

Indicateurs de suivi
Le projet a amené à faire se rencontrer et travailler ensemble les chambres régionale et départementale d'agriculture et des associations naturalistes .
- INRA (UMR Agro-écologie) et Université de Bourgogne(UB)ont été associés. Une stagiaire Master 1 de l'université de Bourgogne est actuellement accueillie sur l'exploitation, encadrée par le DEA et le Tiers temps pour une durée de 3 mois afin d'aider au recensement et à l'identification d'auxilliaires de l'agriculture (populations de carabes et de syrphes.
- Demandes pour participer à des manifestations autour de la biodiversité sauvage ou domestique(Foire Tournesol, Jardin des sciences)
- Accueil sur la ferme de journées de formation :
* Une journée "pollinisateurs"
* Une journée centrée sur le diagnostic IBIS.
Résumé grand public
SUR L'EXPLOITATION DE TART LE BAS :
UN OBSERVATOIRE DE LA BIODIVERSITE EN MILIEU AGRICOLE
UN PROJET QUI VIT GRACE A LA PARTICIPATION ACTIVE DES APPRENANTS
UN PROJET QUI RECONCILIE PRODUCTION AGRICOLE ET BIODIVERSITE DANS UN SOUCI DE DURABILITE.
UN PROJET QUI MOBILISE,FEDERE ET FAIT TRAVAILLER ENSEMBLE DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES AGRICOLES, DES ENSEIGNANTS, DES ORGANISMES DE RECHERCHE ET DES ASSOCIATIONS NATURALISTES DANS UN DIALOGUE CONSTRUCTIF.
L'objectif du projet est de mieux connaître la biodiversité existante en milieu agricole. Le terrain d'étude est la ferme de Tart le Bas située dans la plaine dijonnaise, une zone d'openfield spécialisée "Grandes cultures". Il s'agit également de mieux gérer ces espaces agricoles afin d'en accroître la biodiversité.
- Depuis 2011, la mise en place de 11 protocoles d'inventaire de la biodiversité permet de faire un état des lieux de la biodiversité existante.
* Des inventaires faunistiques ( Transect papillons, Nichoirs à pollinisteurs, Vers de terre, Carabes et Syrphes, Avifaune liée aux milieux agricoles, espèces chassables)
* Des inventaires floristiques ( Relevé de végétation dans les parcelles, dans les bandes enherbées, dans les haies)
- Des aménagements ont permis d' améliorer la biodiversité existante :
* Semis de 1,5 km de bandes enherbées supplémentaires
* Plantation de haies et de bosquets pour assurer la connectivité avec les aménagements déjà existants.
Ce projet fait l'objet d'un pilotage national par le Ministère de l'agriculture, le Ministère de l'écologie et le Muséum National d'histoire Naturelle à qui les résultats d'inventaire de la biodiversité sont régulièrement transmis.
Il a entraîné une forte mobilisation de partenaires extérieurs, à savoir :
- Le Conseil Régional de Bourgogne qui en réponse à des appels à projets a apporté son soutien financier.
- Les chambres régionale et départementale d'agriculture
- Des organismes de recherche : INRA, ARVALIS, Institut du végétal.
- L'Université de Bourgogne: signature d'une convention de stage pour une étudiante Master 1 pour un stage de 3 mois sur l'exploitation pour l'inventaire d'auxiliaires de l'agriculture : Syrphes et carabes.
- Plusieurs partenaires locaux dont de nombreuses associations naturalistes ont été associés : Le Muséum de Dijon, la LPO, la Fédération des Chasseurs 21, la Société des Sciences Naturelles de Bourgogne.
Les inventaires réalisés ont permis de mettre en évidence:
* des exemples de biodiversité ordinaire (Oiseaux et papillons des champs par exemple)
* des exemples de biodiversité fonctionnelle ( auxiliaires de l'agriculture : Carabes et syrphes)
* Un exemple de biodiversité remarquable :La présence du Busard cendré sur l'exploitation ( 3 couples ont niché au printemps 2011 sur une parcelle planté en orge.
En près d'un an et demi de fonctionnement,on a pu mesurer l'impact de ce projet à deux niveaux :
- Un impact fort en interne sur les formations au sein de l'EPL.
Les applications pédagogiques sont multiples et les 3 centres de l'EPL sont impliqués dans le projet : Lycée, CFA et CFPPA ainsi que plusieurs filières ( BTSAPV, BTSAP, filière S, STAV, Apprentis CFA et adultes en formation au CFPPA).
Ce projet Biodiversité permet d'illustrer et de concrétiser plusieurs modules d'enseignement (Module M55 en BTS; Programme BTS AP; Programme S).
Près de 200 apprenants et 15 enseignants et formateurs ont participé à la réalisation d'au moins un protocole d'inventaire de la biodiversité sur l'exploitation ou à la mise en place des infrastructures agro-écologiques ( Plantation des haies)
Le tiers temps a animé plusieurs séquences pédogogiques sur la ferme en lien avec la biodiversité.
- Un impact sur le territoire :
Du fait du grand nombre et de la diversité des partenaires impliqués ( Organisations professionnelles, partenaires institutionnels, associations de naturalistes) et des modalités de travail en commun, il est possible d'envisager de sensibiliser le plus grand nombre à l'intérêt de la biodiversité en milieu agricole.
Des actions de sensibilisation à la biodiversité et des communications autour du projet ont déjà vu le jour:
*Réalisation d'une plaquette informative sur le projet BIODIV'EA (500 exemplaires)
* Réalisation de panneaux pédogogiques exposés lors de manifestations diverses.
*Résultats des actions réalisées sur le site internet de la ferme.
*Diffusion d'une gazette présentant les résultats obtenus dans le projet.
* Conférence Grand Public sur la biodiversité domestique.
Les perspectives envisagées sont les suivantes :
- Reconduire les inventaires de biodiversité en favorisant une meilleure analyse des résultats
- Elargir le projet à la biodiversité domestique par l'implantation d'une collection de variétés anciennes de céréales sur une parcelle de l'exploitation.
- Développer davantage d'actions de communication ( Journées portes ouvertes , Journées de la biodiversité)



Validation par le chef d'établissement
07/06/12
Vu par le chef d'établissement
07/06/12
Validation par la DRAAF
19/06/12
Vu par la DRAAF
19/06/12
Commentaire de la DRAAF
Une première année du tiers temps très riche en actions avec de nombreux partenaires.
Les implications pédagogiques sont de plus en plus importantes.
L'équipe projet semble bien fonctionner.
Le montage d'une ou plusieurs journées de communication à destination de particuliers ou de professionnels est nécessaire pour sensibiliser davantages d'acteurs.
Validation nationale
22/01/13
Vu par la DGER
Commentaire de la DGER

Rapport 2

Actions prévues réalisées ou en cours
1) Poursuite des protocoles d’inventaire de la biodiversité mis en place en 2011-2012 dans le cadre de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (11 protocoles d’inventaires floristiques et faunistiques en lien avec les différents partenaires)
Les résultats sont transmis au Muséum National d'histoire naturelle ou à l'Observatoire participatif des vers de terre.(Université de Rennes)
2) Approfondissement des protocoles d’inventaire des auxiliaires de culture (carabes, syrphes, araignées, staphylins).sur 10 parcelles de l’exploitation ( 3 en 2011-2012).
Les parcelles ont été choisies de façon à mettre en évidence l’impact des pratiques culturales (Labour , non labour, techniques culturales simplifiées)et l'intérêt des IAE sur la composition des communautés d’auxiliaires.
3) Entretien de la haie, des bandes enherbées implantées en 2010 -2011
4) Semis, entretien et suivi de la collection de variétés anciennes de céréales ( en collaboration avec « Graines de Noé ». Des fiches de suivi élaborées par L’INRA du Moulon permettent l’observation précise par les publics en formation des 20 variétés mises en place à la ferme de Tart le Bas
5) Valorisation des résultats :
-Réalisation d’une plaquette informative présentant les avancées du projet BIODIVEA .
- Actualisation du site internet montrant les actions réalisées
-Réalisation d’un poster« La biodiversité, une alliée de l’agriculture »
-Poursuite de la diffusion de la « Gazette de Tart le Bas »
-Présentation lors des JP0.

Actions non prévues réalisées
1) Participation avec le CASDAR Auximore à la mise au point de protocoles standardisés utilisables à grande échelle (pour l’inventaire des auxiliaires de culture). Il s'agit de comparer des dispositifs plus ou moins lourds de suivi d'auxiliaires afin de déterminer la quantité et la nature des informations apportées par chacun d'eux et proposer ensuite aux expérimentateurs un protocole adapté à leurs objectifs et à leurs moyens. L'objectif final étant que les agriculteurs s'approprient les bases du contrôle biologique des bioagresseurs.
2) Mise en place avec l’INRA Dijon d’une expérimentation permettant de mesurer les services écosystémiques rendus par les carabes (Prédation des graines d’adventices) : Protocole conduit sur 5 parcelles.
3) Organisation sur l’EPL d’une manifestation sur le thème « Agriculture et Biodiversité » le 14 Février 2013 avec :
-Expositions : 10 panneaux pédagogiques avec photos exposés et commentés par la classe de BTS APV2.
-Conférences sur le thème « Agriculture et Biodiversité » par Vincent Tardieu, journaliste scientifique spécialisé en écologie :une conférence à destination des apprenants (6 classes) dans l'amphithéâtre de l'EPL, l’autre à destination du grand public dijonnais au Cinéma Eldorado à Dijon .
-Projection de film (en collaboration avec le Cinéma Eldorado)
4) Participation à l’invitation de l’INRA à un groupe de travail et de réflexion sur l’agro-écologie.

Actions à réaliser
-Une expo photo sur le thème de la biodiversité en milieu agricole réalisée par les élèves du Club Photo-vidéo encadrés par le professeur d’ESC. Les photos seront prises au mois de Juin et exposées dans le hall du Conseil Régional de Bourgogne.
- Mise en forme et analyse des résultats des campagnes de piégeages des différents auxiliaires de culture (Vers de terre, Syrphes et Carabes)
-Réalisation de documents pédagogiques à destination de nos apprenants et de la profession agricole (Fiches pédagogiques ; Diaporamas Power point)
-Présentation de ces résultats et valorisation auprès d’agriculteurs du département, des organisations professionnelles (Chambres d'agriculture) et de la presse agricole.
Partenaires
De nombreux partenaires locaux nous accompagnent sur le terrain de nos expérimentations et activités pédagogiques depuis la mise en place de ce projet Il s’agit de Alterre Bourgogne,l’ INRA Dijon UMR d’agro-écologie, la LPO et la Fédération des chasseurs 21, les Chambres d’agriculture,le Muséum de Dijon et la Société des Sciences Naturelles de Bourgogne. Ils offrent la plupart du temps un appui méthodologique et technique voire pédagogique en encadrant nos élèves sur le terrain.
La plupart de ces partenaires ont participé au comité de pilotage du projet qui s’est tenu le 12/02/2013.
Depuis Février 2013, ce partenariat s’est élargi lorsque nous avons intégré le CASDAR Auximore.(« Optimiser le contrôle biologique des bioagresseurs en système de grandes cultures »). Nous pouvons compter sur l’appui technique de ce réseau qui comprend la Chambre d’agriculture de Picardie, le CETIOM, ARVALIS Institut du végétal, l’ACTA ainsi qu’un laboratoire d’ Eco-entomologie.
De nouveaux partenariats pédagogiques se sont noués en plus de ceux que nous entretenons depuis 2 ans avec l'Université de Bourgogne et Agro-sup Dijon. L'Université de Tours ainsi que l'EPL de Lons le Saunier nous ont permis d'accueillir et d'encadrer 2 stagiaires (Master 1 et BTS GPN) nous aidant à la mise en place et au suivi des protocoles sur le terrain.

Indicateurs de suivi
-Des partenaires plus nombreux par rapport à la période initiale du projet :Nous avons en effet élargi le cercle de nos partenaires depuis notre intégration dans le CASDAR Auximore.
- Une implication plus importante des personnels de l'EPL : Enseignants,formateurs,personnel de direction dont le DEA, technicienne de laboratoire, salariés de l'exploitation sont impliqués à des degrés divers : applications pédagogiques, participation au comité de pilotage, aux relevés sur le terrain, à l’entretien des haies.
- Plusieurs articles dans des journaux locaux (Bien Public, Terres de Bourgogne) ou sur des blogs
- 6 filières d’enseignement aujourd’hui associées :BTS AP, BTS APV, STAV, Filière S, 2°, Apprentis CFA
-Réalisation d’une nouvelle plaquette informative sur le projet et à destination du public extérieur.
-Une reconnaissance de l'EPL comme acteur en matière de biodiversité (Invitations par le Muséum de Dijon, par la ville de Dijon à participer à l’élaboration de la stratégie régionale de la biodiversité, par l'INRA pour réfléchir à l'opportunité de faire évoluer l'exploitation de l'EPL en un terrain expérimental en matière d'agro-écologie.
Résumé grand public
DE LA BIODIVERSITE DOMESTIQUE AUX SERVICES RENDUS PAR LES AUXILIAIRES :

Sur l'exploitation agricole de l'EPL de Dijon Quétigny à Tart le Bas dans une zone d'"open fields" vouée aux grandes cultures, l'enseignement agricole s'est mobilisé ( enseignants et apprenants) pour concilier Agriculture et Biodiversité :
Ce projet met la biodiversité au cœur de la production agricole avec plus de variétés cultivées, plus d’auxiliaires dans les cultures, plus de vie dans les sols.
Ce projet en fournissant des exemples concrets, rend vivante la pédagogie et permet la participation active des apprenants. (6 filières d’enseignement aujourd’hui associées :BTS AP, BTS APV, STAV, Filière S, 2°, Apprentis CFA et 25 adultes impliquées en 2013 sur l’EPL.
Les objectifs et les actions se déclinent en plusieurs volets :
1) Promouvoir la biodiversité cultivée
La biodiversité, c’est aussi la diversité des variétés cultivées et la richesse génétique. En France, quelques variétés de blés, très proches génétiquement couvrent 80% de l’assolement annuel alors que des variétés anciennes aux qualités alimentaires et gustatives sont à redécouvrir. En Bourgogne, tout un patrimoine de 200 variétés est conservé et multiplié grâce à l’association « Graines de Noé » Depuis 2012, l'EPL s'est associé à ce travail de conservation.
En Novembre 2012, une collection de variétés anciennes et locales de céréales (Engrain,Emmer noir,Rouge du Roc, Poulard, Blanc de Saône, Barbu du Maconnais) a été implantée sur le parcellaire de l’exploitation en partenariat avec « Graine de Noé » (Réseau « semences paysannes ») dans un objectif pédagogique et de démonstration. Les élèves sont associés au semis et à l’entretien de la collection. Des fiches de suivi élaborées par L’INRA du Moulon permettent l’observation précise par les publics en formation des 20 variétés mises en place à la ferme de Tart le Bas

2) Inventorier les auxiliaires de culture .
Les auxiliaires sont des prédateurs naturels des ravageurs des cultures ; ce sont aussi les insectes qui pollinisent la plupart de nos plantes cultivées ainsi que les vers de terre qui agissent sur la qualité des sols.
Des protocoles d'inventaires permettent de mesurer l’abondance/activité des auxiliaires présents (carabes, syrphes et lombrics) sur une dizaine de parcelles de l’exploitation de Tart le Bas. Deux stagiaires (Master 1Université de Tours et BTS GPN de l'EPL de Lons le Saunier) ont été accueillis et encadrés sur l'exploitation afin d'aider à la mise en place et au suivi de ces expérimentations.
Les informations recueillies sont transmises au réseau CASDAR Auximore, à l’Observatoire participatif des vers de terre. (Université de Rennes)Elles enrichissent une base de données qui permettra une analyse statistique mettant en relation aménagements, opérations culturales et structuration des communautés d’auxiliaires.

3) Favoriser la présence de ces auxiliaires par des actions d’aménagement
Les haies, talus et chemins sont de véritables couloirs de circulation de la faune. Ils favorisent les auxiliaires des cultures. Implanter des haies, des bandes enherbées, c’est restaurer des corridors écologiques.
Depuis 2011, des semis de nouvelles bandes enherbées, l’implantation d’une nouvelle haie, de bosquets ont vu le jour à Tart le Bas rompant la monotonie du paysage d’openfield de la plaine dijonnaise. (Plus de 1000 arbres plantés ; 18 espèces champêtres et locales dont 8 mellifères). Les chantiers de plantation et d'entretien ont associé plusieurs classes (Aménagement paysager)

4) Mesurer les services rendus par les auxiliaires et les valoriser
Les carabes s’attaquent à des proies diverses telles que limaces, larves d’insectes. Certains sont granivores et peuvent aider à limiter le stock semencier d’adventices.
Un protocole standardisé mis au point par l’INRA (prédation des graines d’adventices par les carabes) nous permet de mettre en évidence de façon concrète les services écosystémiques rendus par ces auxiliaires et de les promouvoir auprès des jeunes en formation et des agriculteurs.

5) Communiquer autour de l’intérêt de la biodiversité en agriculture
-Production d'outils :plaquette informative sur le projet, site internet,poster, "Gazette de Tart le Bas"
-Organisation d'une manifestation (à destination des apprenants et du grand public dijonnais)sur le thème "Agriculture et Biodiversité" avec conférences, expositions, projection de film ( Collaboration avec le cinéma Eldorado)

Les perspectives sont de conduire l'exploitation de Tart le Bas vers des pratiques valorisant les services écosystémiques dans la production. L'INRA de Dijon qui s'oriente vers la conception de systèmes agricoles agro-écologiques envisage de tester ces pratiques sur leur domaine expérimental d'Epoisses.
Une collaboration entre l'EPL et l'INRA est envisagée pour mettre en œuvre ces méthodes relevant de l’agro-écologie sur l'exploitation de Tart le Bas et évaluer leur pertinence à l’échelle du territoire.





Validation par le chef d'établissement
03/06/13
Vu par le chef d'établissement
03/06/13
Validation par la DRAAF
11/06/13
Vu par la DRAAF
11/06/13
Commentaire de la DRAAF
Cette deuxième année du tiers temps a été très riche avec une démultiplication significative des actions prévues initialement qui intéressent de multiples acteurs.

La dynamique interne est réelle et permet à de nombreuses classes des différents centres constitutifs d'intervenir sur l'exploitation agricole de Tart le Bas.

De nombreux partenaires externes sont associés et le lien avec la recherche est fort avec notamment l'intégration à un nouveau RMT Auximore.

La communication sur les actions menées est assez importante avec des actions remarquables (manifestation agriculture et biodiversité, conférence, poster, exposition photo...).
Validation nationale
18/11/13
Vu par la DGER
18/11/13
Commentaire de la DGER

Rapport 3

Actions prévues réalisées ou en cours
-DES ACTIONS D’INVENTAIRE DE BIODIVERSITE
-Poursuite des inventaires(floristiques et faunistiques) mis en place depuis le début du projet en lien avec les différents partenaires et en associant différentes classes de l’établissement.(Cf Rapport 1 et 2)
MISE EN EVIDENCE DES SERVICES ECOSYSTEMIQUES RENDUS PAR LES AUXILIAIRES DE CULTURE (Sur 3 parcelles de l’exploitation en collaboration avec le réseau AUXIMORE)
 Pièges Barber destinés à inventorier les carabidés, les staphylins et les araîgnées
 Tente Malaise et cuvettes jaunes destinées à inventorier les syrphidés.
 Comparaison des résultats obtenus entre protocoles simplifiés et protocoles plus complexes.
 Mise en évidence de la prédation des graines d’adventices par les carabes (Protocole standardisé mis au point par l’INRA Dijon)
 Accueil sur la ferme d’une stagiaire (Master 1 de l’Université de Poitiers) pour la mise en place de ces expérimentations
DES ACTIONS DE CAPITALISATION ET DE COMMUNICATION
-Participation à la création d’une base de données sur les auxiliaires de culture (Avec Auximore)
-Réalisation de 3 posters pédagogiques (présentés aux JPO et lors de différentes manifestations
-Production de ressources: Réalisation de fiches expérience et de fiches outils(Demande de la Bergerie Nationale)
-Participation au film documentaire sur l'écologie de paysage réalisé par la Bergerie Nationale (Lamia Otthoffer).


Actions non prévues réalisées
-DES ACTIONS DE FORMATION EN DIRECTION DU TERRITOIRE
-Une journée de formation sur la lutte biologique par conservation des habitats co-organisée avec la CA21 sur le site de l’exploitation (Syrphys Agro-Environnement).Déc 2013
-Une journée de formation sur l’intérêt des lombriciens en grandes cultures co-organisée avec la CA21 au lycée à destination des agriculteurs et des techniciens agricoles.
DES ACTIONS DE COMMUNICATION A LA DEMANDE DE NOS PARTENAIRES DU TERRITOIRE
-Présentation des résultats d’inventaire des auxiliaires de culture à la chambre régionale d’agriculture. (14 Nov 2013)
-Participation au forum régional Biodiversité (2 Déc 2013
- Présentation des résultats d’inventaire des lombriciens à la chambre régionale d’agriculture (3 Avril 2014)
-Tenue d’un stand intitulé « La biodiversité : une alliée de l’agriculture)au Muséum de Dijon lors de la fête de la biodiversité et présentation de nos activités (18 Mai 2014)
-Intervention lors du forum « Horizons 21 » organisé par la FDC 21 pour présenter l’intérêt de la mise en place d’IAE ( exemple de la complexification du paysage réalisé sur notre exploitation.) (22 Mai 2014)
-Visite guidée de notre exploitation présentant les systèmes de culture innovants ainsi que le travail réalisé sur les auxiliaires de culture (à la demande de 2 associations naturalistes : Maisonde la Nature et Société des Sciences Naturelles de Bourgogne) (24 Mai 2014)

Actions à réaliser
-Une action de communication reste à réaliser le 14 Juin (visite de l’exploitation de Tart le Bas)(Associations naturalistes et grand public)
-L’analyse des résultats obtenus sur les auxiliaires de culture devrait se faire début juillet pour une mise en forme et exploitation pédagogique ultérieure.
-Rédaction d’articles à paraître dans la presse locale (Bien Public ; Terres de Bourgogne)
Partenaires
Dès le départ, le projet a associé des partenaires professionnels, des instituts de recherche et des associations de naturalistes.
Au fur et à mesure de l’évolution du projet, le partenariat s’est élargi à d’autres partenaires nationaux et régionaux.
- LPO Côte d’Or
- Muséum de Dijon
- Société des Sciences Naturelles de Bourgogne
- Fédération des Chasseurs 21
- Chambres régionale et départementale d’agriculture
- Association « Graines de Noé »
- Réseau d’experts du CASDAR « Auximore » (« Optimiser le contrôle biologique des bioagresseurs »)
- INRA UMR d’Agro-écologie
- Agrosup Dijon
- Université de Bourgogne
L’EPL a conforté sa place dans le territoire. Il est reconnu comme un acteur crédible qui a acquis force de légitimité par les actions entreprises et les résultats obtenus.
Il a su se positionner sur les politiques régionales en répondant favorablement à la demande du conseil régional de Bourgogne de participer à des groupes de travail destinés à élaborer la stratégie régionale de biodiversité.
L’EPL a permis de faire travailler ensemble OPA, enseignants,organismes de recherche et associations naturalistes. Le dialogue constructif qui a émergé des réunions du comité de pilotage du projet a facilité programmation et mise en place des actions.
De nombreuses sollicitations émanent aujourd’hui de nos partenaires : de la part des associations naturalistes, de la part de la Chambre régionale d'Agriculture pour une collaboration plus étroite et durable.
Indicateurs de suivi
Le projet Biodiversité mis en place dès 2010 et conforté à partir de 2011 par une décharge tiers temps a renforcé le rôle de l’exploitation comme relai de techniques innovantes et promoteur de solutions alternatives dans la production agricole.
Ce projet centré au départ sur des inventaires de biodiversité ordinaire a élargi ses activités en s’orientant vers l’évaluation des services rendus par la biodiversité à l’agrosystème notamment par l’étude des auxiliaires de culture et l’action de régulation des bioagresseurs.
La décharge Tiers temps a indéniablement impacté de façon positive le fonctionnement de l’EPL tout entier par :
- DES INNOVATIONS AGRONOMIQUES.
Le bilan actuel de l’activité du projet en cours va bien au-delà de ce qui était prévu initialement. Le projet a permis :
o La reconversion de quelques parcelles en agriculture biologique
o La réflexion sur l’aménagement prochain d’une parcelle agroforestière.
- DES INNOVATIONS PEDAGOGIQUES : Toutes les filières de l’EPL sont impliquées avec de nombreux enseignants et apprenants actifs.
Les modules d’enseignement concernés par la thématique biodiversité peuvent illustrer des exemples concrets de terrain. De nombreuses ressources pédagogiques ont été créées (Fiches actions, diaporamas, posters…)
Résumé grand public
LA BIODIVERSITE : UNE ALLIEE DE L'AGRICULTURE
Notre EPL est investi depuis plus de dix ans dans des projets d’innovation et de développement : L’établissement est membre fondateur des RMT « systèmes de culture innovants », « Fertilisation et Environnement ». Il est compris dans les EPL « pilotes » de l’action 16 et les fermes de référence (Action 14) du plan Ecophyto 2018.
Le projet Biodiv’EA mis en place dès 2010 et conforté à partir de 2011 par une décharge tiers temps a renforcé le rôle de l’exploitation comme relai de techniques innovantes et promoteur de solutions alternatives dans la production agricole.
Le projet Biodiv’EA centré au départ sur des inventaires de biodiversité ordinaire a élargi ses activités en s’orientant vers l’évaluation des services rendus par la biodiversité à l’agrosystème notamment par l’étude des auxiliaires de culture et l’action de régulation des bioagresseurs.
Le projet Biodiv’EA et la décharge Tiers temps a indéniablement impacté de façon positive le fonctionnement de l’EPL tout entier par :
- DES INNOVATIONS AGRONOMIQUES.
Le bilan actuel de l’activité du projet en cours va bien au-delà de ce qui était prévu initialement. Le projet a permis :
o La reconversion de quelques parcelles en agriculture biologique
o La réflexion sur l’aménagement prochain d’une parcelle agroforestière.
- DES INNOVATIONS PEDAGOGIQUES
Le projet a eu de multiples retombées pédagogiques :
L’enseignant bénéficiant du tiers temps a pu impulser une évolution des pratiques pédagogiques mettant largement les apprenants en situation active et concrète face à des savoirs encore en construction.
Il a pu être une interface entre les équipes pédagogiques des différents centres et le DEA. Le projet a permis d’élargir le champ d’utilisation de l’exploitation à d’autres enseignants et formateurs que les seuls agronomes.
Il a également favorisé la mixité des apprenants et le décloisonnement des disciplines: (Séquences pluridisciplinaires de formation organisées sur le terrain de l’exploitation entre apprentis du CFA et BTS par exemple).
L’accueil de stagiaires de l’Université de Bourgogne a également permis des échanges fructueux avec nos étudiants de BTS.
L’enseignante bénéficiant du tiers temps a pu animer des séquences de cours sur le terrain et en salle pour d’autres classes que celles dont elle a la charge.
L'exploitation de Tart le Bas déjà engagée dans des modes de production économes en intrants s'oriente vers la valorisation des services écosystémiques comme la régulation biologique des bioagresseurs. Elle a intégré que le raisonnement agronomique doit se faire à l'échelle du paysage et non plus seulement àl'échelle de la parcelle.
La capitalisation des connaissances acquises après trois années d’expérimentation nous ont permis de dégager des liens entre aménagement du paysage, opérations culturales et organisation des communautés d’auxiliaires des cultures.
La mobilisation des équipes autour du projet ainsi que celle de nos partenaires ont permis :
-de montrer qu’au-delà de l’aspect conservatoire de la biodiversité, il est possible de concilier production agricole et biodiversité.
- De mettre en avant une pédagogie active pluridisciplinaire favorisant l’esprit d’initiative et la créativité des jeunes en formation
- De promouvoir les spécificités d’un enseignement agricole ouvert sur le territoire et prêt à enseigner à « produire autrement ».
- De faire évoluer les représentations du grand public et des naturalistes vis-à-vis de l’agriculture
-De diminuer les réticences d’une profession agricole dont l’expérience et les références peuvent être bousculées par ces changements de paradigme et montrer que d’autres modes de production agricole sont possibles avec plus de biodiversité et moins d’intrants.




Validation par le chef d'établissement
02/06/14
Vu par le chef d'établissement
02/06/14
Validation par la DRAAF
16/06/14
Vu par la DRAAF
16/06/14
Commentaire de la DRAAF
C'est un projet très valorisant pour l'EPL de Quétigny Plombières et son exploitation. Ce projet très riche a permis de rencontrer une large palette de partenaires allant du chasseur au défenseur de la nature à l'agriculteur.
Les retombées pour l'animation du territoire sont nombreuses pour l'EPL.
Il est dommage qu'il n'est pas pu être reconduit au vu des nombreuses sollicitations des partenaires.
Validation nationale
Vu par la DGER
Commentaire de la DGER