Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet

Chargé de recherche développement en conchyliculture, en partenariat avec les membres du CRH.

Etablissement

EPL Coutances

Description du projet

Un agent spécialiste de la conchyliculture missionné constituera un atout pour participer pleinement, en appui à la filière, au groupe de recherche sur les causes de la mortalité des jeunes huîtres et les alternatives zootechniques. Interface du centre avec les partenaires, participera à la mise en réseau des compétences et la diffusion des résultats et des innovations vers les professionnels. Le bénéfice d'un 1/3 temps permettra de :
- renforcer l'activité d'appui du centre à la filière aquacole touchée par la mortalité des huîtres et la position du CFPPA comme membre du CRH nouvellement constitué.

Les expérimentations conduites et le fonctionnement en réseau nécessitent d'être consolidés avec un agent qui pourra
- participer à la réflexion pour identifier les thèmes de recherches afin de réduire la mortalité en partenariat avec les acteurs du CRH;
- participer aux recherches menées en région en valorisant davantage le plateau technique aquacole du CFPPA ou en recherchant d'autres terrains d'expérimentation;
- participer à la mise en réseau des compétences et à la diffusion des résultats auprès des professionnels.

Renforcement de la mission de recherche/innovation EPL. Production de "lignées CRH" à partir de géniteurs sélectionnés par le CRH.
Le CFPPA est porteur pour cette production de naissains qui sera réparties entre le LMA, le SMEL et le CFPPA.

Le CFPPA gère la mise sur parc et le suivi des lots installés sur la nouvelles concession expérimentale (dite "sanctuaire") à Hatainville.

Le CFPPA travaille à l'amélioration des techniques de télécaptage et de prégrossissement sur ses sites de Blainville sur mer.

Le CFPP mène une expérimentation concernant l'effet des restrictions alimentaires et des dates de passage sur l'estran sur la receptivité au virus.

Thématique principale

Thématique secondaire

Déclinaison des programmes d'actions du projet agro-écologique pour la France

Identification

Centre constitutif concerné

Adresse et numéro de téléphone de l'établissement

Route de Régneville-sur-Mer BP 722 50207 COUTANCES Cedex tel : 02.33.19.41.10

Nom du responsable du dossier

Vincent RIPOCHE, directeur de l'EPLEFPA

Fonction du responsable du dossier

Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction

02.33.19.41.19 vincent.ripoche@educagri.fr

Nom du chargé de projet

Michel LE-GUILLOIS

Fonction du chargé de projet

Enseignant PLPA

Coordonnées du chargé de projet

02.33.76.80.50 michel.le-guillois@educagri.fr

Projet rédigé


Rapport

Résumé grand public

Bilan général des opérations d'isolement
L'effet positif de l'isolement en bassin est il un phénomène nouveau ?NON
Le CFPPA l'a observé dès 1996 et l'a utilisé dès 1997 pour lutter contre le phénomène des mortalités estivales. Par contre entre 1996 et 2005 un poids unitaire moyen de 0,5g en fin de période d'isolement suffisait pour éviter la mortalité estivale du naissain. A partir de 2008, il faut atteindre un poids unitaire moyen beaucoup plus élevé pour ne pas subir de mortalité importante lors du passage en mer.

L'isolement en bassin rend il les huîtres plus "résistantes" face au virus? NON
L'isolement permet seulement de protéger le naissain d'une contamination directe. Pour exemple, un naissain ayant un poids unitaire moyen de 0,4g en fin de période d'isolement subira la même mortalité qu'un naissain de 0,4g placé directement sur site ostréicole sans isolement. A poids unitaire moyen égal, un naissain qui a été isolé n'est pas plus "résistant" qu'un naissain qui ne l'a pas été.

Yat-il une relation entre la taille du naissain et la mortalité ?OUI
Surtout il existe une relation étroite entre le poids unitaire moyen du naissain lorsqu'il est mis sur site ostréicole contaminé et la mortalité qull va subir.La mortalité est inversement proportionnelle au poids unitaire moyen du naissain en fin de période d'isolement.

Yat-il une relation entre l'âge du naissain et la mortalité ?
Aucun de nos résultats ne permet d'établir une relation entre l'âge et la mortalité. Si cela était le cas, l'isolement sur plusieurs mois permettrait systématiquement de réduire la mortalité de la totalité des individus d'un lot de naissain. En général les animaux plus âgés ont souvent un poids unitaire moyen plus élevé et subissent des mortalités plus faibles ce qui peut faire penser qull y a une relation entre âge et mortalité.
Existet-il une technique particulière dlsolement ?OUI
II existe surtout des conditions à remplir :
1° Le naissain ne doit pas être contaminé au départ, donc il faut l'analyser et le certifier.
2° Le site d'isolement ne doit pas être contaminé et sous l'influence de bassins ostréicoles impactés par la mortalité.
3° Pendant la période d'isolement, il semble que le naissain doit atteindre un poids unitaire moyen égal ou supérieur à 4g pour garantir une amélioration importante du taux de survie.

Est-il possible d'améliorer le taux de survie du naissain naturel par la pratique de l'isolement ?
A ce jour, quelques essais d'isolement de naissain naturels se sont soldés par un échec et ont entraîné la contamination et la perte des lotsde naissains "naïfs" placés sur le même site d'isolement.

Rapport

Résumé grand public

Les expérimentations menées par le CRH nécessitent l'utilisation de naissain
d'écloserie. Certaines d'entre elles doivent être reproduites plusieurs années consécutives sur du matériel biologique homogène.II s'avère indispensable de pouvoir produire nous-même notre naissain à partir de géniteurs de notre choix afin de disposer de matériel biologique de qualité régulière, en quantité adaptée, et aux dates correspondant à nos protocoles expérimentaux.
Le programme LIGNEES 2014 reprend les grandes lignes de celui de 2013 en apportant des modifications dans le but d'optimiser le taux de survie à toutes les étapes.
La maturation des géniteurs sera réalisée au SMEL qui justifie d'une expérience acquise dans ce domaine. En cas d'échec de cette étape nous avons prévu d'acheter des géniteurs matures à une écloserie.
A l'issue de cette phase, des géniteurs matures seront fournis au LMA.
La ponte, la fécondation , l'élevage embryonnaire et l'élevage larvaire sont réalisés par le LMA qui a déjà exécuté plusieurs fois ces étapes dans le cadre de ses enseignements et au cours du programme lignée 2013. Le LMA modifiera sa technique d'élevage embryonnaire en réduisant les densités et testera un régime alimentaire différent au cours de la première semaine d'élevage larvaire.
D'autre part, en fin d'élevage embryonnaire, une partie des larves sera transférées au CFPPA qui testera l'élevage larvaire "en flux continu" nouvelle technique d'élevage innovante.
Chez ces 3 partenaires, les structures d'élevage et les capacités de production de phytoplancton seront progressivement améliorées dans le cadre du projet « infrastructures d'élevage » du CRH.
Après 15 à 20 jours d'élevage larvaire, les larves prêtes pour la fixation-métamorphose (dites « larves
oeillées ») élevées au LMA sont transférées au CFPPA .
Le CFPPA assure la fixation et la métamorphose des larves sur des collecteurs, dans des bacs, selon un protocole bien rôdé depuis 1995.
Le prégrossissement des larves fixées est assuré par le CFPPA, d'abord en bac puis en bassin puis en mer en partie sur secteur de production et en partie sur zone d'isolement sanctuaire.
Les naissains peuvent être décollés des collecteurs à partir de 4 à 6 mois et sont alors utilisables pour les expérimentations du CRH.


Rapport

Résumé grand public

Toutes les expérimentations menées en 2014 dans le cadre du programme LIGNEES concernant la production de naissain ont permis les améliorations suivantes par rapport à l'année précédente:
Les modifications de notre protocole au cours des étapes suivantes, obtention des gamètes, élevage embryonnaire et élevage larvaire, ont permet de réduire fortement le taux de mortalité en élevage traditionnel. Une amélioration est encore possible en réduisant encore la densité larvaire.
Le premier essai d'élevage larvaire en flux continu est très satisfaisant.
Cette technique est très prometteuse, elle améliore le taux de survie et le taux de croissance des larves, tout en utilisant des volumes d'eau beaucoup plus petits qu'en élevage traditionnel pour les mêmes quantités de larves élevées.
Cette technique innovante permet d'envisager un transfert vers les professionnels.
Le prégrossissement à terre n'a pas donné entière satisfaction, mais nous avons pu identifier les points à améliorer en 2015.
Le prégrossissement sur site sanctuaire à Hatainville est maintenant maîtrisé.
Les performances de croissance de ce site permettent d'obtenir rapidement du naissain de taille suffisante pour les expérimentations du CRH.
L'utilisation de géniteurs maturés naturellement sur notre parc est une solution efficace,et nous pouvons dès à présent envisager de produire du naissain avec nos propres géniteurs.
Le CRH en utilisant les infrastructure du CFPPA et du LMA et les deux sites sanctuaires (Cricqueville en Bessin et Hatainville) , peut donc produire des naissains pour ses expérimentations à partir de géniteurs choisis.

D'autre part, le suivi des différents lots des programmes des années précédentes confirme l'intérêt de l'isolement associé à une croissance correcte.
L'isolement de naissain sur site sanctuaire au cours de la 1° année permet de réduire de façon importante la mortalité sur l'ensemble du cycle de production.
Le taux de mortalité final dépend des performances de croissances obtenues sur le site d'isolement.

Les résultats récents acquis dans le cadre de notre travail au sein du CRH concernant l'isolement du naissain en bassin ou en zone sanctuaire montrent à nos stagiaires qu'en modifiant leurs pratiques culturales ils peuvent améliorer le taux de survie de façon très significative.
Il est beaucoup plus facile de convaincre des stagiaires adultes de l'intérêt de changer leurs pratiques d'élevage lorsque l'on a les preuves scientifiques à leur apporter et mieux encore lorsqu'ils ont pu le constater eux même en participant aux expérimentations zootechniques, aux mesures et à l'analyse des résultats. Ces preuves on les a puisqu'on est en mesure de mener des programmes d'expérimentation variés ce que le dispositif tiers temps nous permet de faire.
Enfin, l'acquisition de l'autonomie à réaliser des expérimentations zootechniques les rend adaptables ce qui est un atout de grande valeur pour rendre leur entreprise DURABLE dans un environnement physique et économique en évolution permanente.