Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet

Durabilité des systèmes d’élevage porcin en Polynésie production de références technico-économiques.

Etablissement

LPA Opunohu

Description du projet

Après un investissement de près de 2 millions d’euros dans une station génétique porcine sur l’exploitation du LPA d’Opunohu, le Ministère de l’Agriculture de Polynésie, attend en retour, la création et la diffusion de références technico-économiques au niveau de la production porcine ainsi que la démonstration de la durabilité du système choisi. Cela passe par l’accompagnement à la mise en fonction de la station génétique, un travail de fond sur l’amélioration génétique du troupeau mais aussi une meilleure efficacité alimentaire. Les enjeux agricoles en Polynésie sont en parfaite adéquation avec le projet présenté. La nouvelle politique agricole s’oriente vers un développement de systèmes durables et une professionnalisation des différentes filières de production. Dans ce cadre, la mise en place de la station génétique porcine permettra d’une part de diffuser largement la méthode de l’IA et des semences sélectionnées pour augmenter les performances des élevages mais aussi régler les problèmes sanitaires qui déstabilisent la filière. Concernant les bovins, l’objectif est de démontrer la faisabilité et la viabilité d’un système de production biologique, puisque ce dernier n’existe actuellement pas sur le territoire. Enfin pour les deux pôles, la création de références technico-économiques s'imposent. L'objectif principal du projet concerne la création et la diffusion de références technico-économiques en élevage porcin et bovin en milieu tropical. La première partie du travail concernera la production porcine, car la station génétique sera en fonctionnement d’ici fin 2013. Le travail sur la production bovine débutera l'année suivante.
Les partenaires actuels et pressentis sont :
- Le Ministère de l’Agriculture de Polynésie française qui a financé la station génétique porcine dans son intégralité et qui a souhaité en confier la gestion à notre établissement. C’est aussi une volonté du Ministère que de reprendre l’élevage bovin pour mettre en place un mode de production biologique.
- Le SDR qui doit assurer l’enregistrement des commandes de reproducteurs issus de la station génétique porcine. Le SDR est également l’actuel détenteur du troupeau bovin.
- Le SGEBPF (Syndicat-Groupement des Eleveurs Bovins de Polynésie Française) qui regroupe la majorité des éleveurs bovins de Polynésie et qui souhaite apporter sa maîtrise de l’élevage bovin sur le territoire.
- La coopérative et le syndicat porcin qui regroupent les principaux producteurs de porc du territoire
La mise en place de références technico-économiques, quasi inexistantes sur le territoire, permettra aux apprenants de mesurer la performance d’un système de production animale en milieu tropical et de le comparer à des systèmes similaires en outre-mer.
La création d’un nouvel atelier en productions bovine, à vocation génétique, permettra de répondre à la nécessité d’étudier la conduite d’un élevage de ruminants en BTSA DARC (module D 47) mais aussi de diversifier les supports pour l’apprentissage de la zootechnie dans les autres formations. La conduite de cet atelier en mode biologique, serait particulièrement innovante en Polynésie, et permettrait de sensibiliser nos apprenants, à une modalité de production, nouvelle sur notre exploitation.
Enfin, la nouvelle station génétique a été conçue pour améliorer l’accessibilité des apprenants tout en préservant le statut sanitaire de l’élevage. Elle sera donc un cadre privilégié pour l’apprentissage pratique (IA notamment).

Thématique principale

Thématique secondaire

Développement local et péri-urbain

Identification

Centre constitutif concerné

Adresse et numéro de téléphone de l'établissement

BP 1007 – 98729 PAPETOAI Ile de Moorea – Polynésie française +689 56 11 34

Nom du responsable du dossier

René Barthelon, Directeur de l’EPEFPA, Proviseur du LPA d’Opunohu

Fonction du responsable du dossier

Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction

BP 1007 – 98729 PAPETOAI Ile de Moorea – Polynésie française +689 56 11 34

Nom du chargé de projet

Mathieu MERLET

Fonction du chargé de projet

PLPA STA – Productions Animales

Coordonnées du chargé de projet

BP 1007 – 98729 PAPETOAI Ile de Moorea – Polynésie française +689 56 11 34 +689 70 45 32 (portable)

Projet rédigé


Rapport

Résumé grand public

Depuis 2004, la filière porcine polynésienne est en grande difficulté du fait de la contamination, par la brucellose, de la majorité des grands élevages de l’île de Tahiti. De ce fait, le nombre de reproductrices a baissé et les performances également (en raison du nombre important d’avortements). La quantité de viande porcine produite sur le territoire a donc considérablement diminué. Afin de sauvegarder la filière animale la plus développée de la Polynésie, le territoire a financé intégralement (environ 2 millions d’euros) la construction d’une station génétique mise à disposition de l’EPEFPA, entraînant une augmentation du cheptel et l’embauche d’un salarié supplémentaire pour assurer la fonction de responsable d’élevage (ancien BTSA DARC du LPA d’Opunohu)
En contrepartie, le Ministère de l’agriculture de Polynésie attend que nous répondions pleinement à notre mission de développement et d’expérimentation. C’est dans ce cadre que le projet tiers-temps a été retenu afin d’étudier la durabilité des systèmes d’élevage porcin en Polynésie et produire des références technico-économiques.
La première année du projet a été consacrée à la mise en service de la station génétique et à l’accompagnement de la prise de fonction du responsable d’élevage.
La mise en service des nouveaux bâtiments s’est accompagnée d’un doublement du cheptel passant de 35 à 70 truies reproductrices. Il a donc fallut faire preuve d’application dans la gestion des réformes et des renouvellements.
La conduite d’élevage a été revue afin d’optimiser le travail mais aussi les résultats grâce notamment à la mise en place de protocole pour harmoniser les pratiques entre les différents usagers de la station.
L’utilisation du logiciel GTTT a été rationnalisée (utilisation des plannings de travail pour la reproduction et aussi pour la partie sanitaire) et nous nous sommes dotés du niveau multiplicateur afin d’affiner les connaissances génétiques de nos animaux et d’assurer un service de meilleure qualité lors de la vente de nos reproducteurs aux éleveurs de Tahiti. La mise en place de la GTE a également permis de produire des données technico-économiques fiables pour l’année 2013. Il est maintenant nécessaire de poursuivre les enregistrements afin d’étudier l’évolution sur plusieurs années.
La station génétique porcine est dotée d’un laboratoire et d’une salle de prélèvement. La deuxième année du projet sera donc consacrée en grande partie à la mise en pratique de l’insémination dans notre élevage (jusque là, seule la monte naturelle était utilisée) et à un travail de fond sur le prélèvement, l’analyse, le conditionnement des semences et la diffusion de cette technique dans les autres élevages. L’objectif est bien sur d’améliorer les performances de reproduction de l’élevage qui se sont dégradées ces dernières années.
L’efficacité alimentaire sera également au cœur des préoccupations, afin d’optimiser les charges sur ce poste tout en poursuivant l’amélioration, déjà engagée, concernant le poids, l’âge et le nombre d’animaux abattus.
L’objectif du projet est également de travailler sur la durabilité des systèmes d’élevage en production porcine. Il semble donc nécessaire de s’ouvrir davantage aux éleveurs du territoire afin de leur faire bénéficier de nos références et connaissances. Des formations seront donc mises en place, à destination des petits éleveurs des îles éloignées en parallèle avec des formations « transformation des produits carnés ». Enfin un rapport sera rédigé en fin d’année, afin de présenter à nos partenaires, l’ensemble de nos actions et ainsi travailler conjointement au développement de la filière porcine.

Rapport

Résumé grand public

Depuis 2004, la filière porcine polynésienne est en grande difficulté du fait de la contamination, par la brucellose, de la majorité des grands élevages de l’île de Tahiti. De ce fait, le nombre de reproductrices a baissé et les performances également (en raison du nombre important d’avortements). La quantité de viande porcine produite sur le territoire a donc considérablement diminué. Afin de sauvegarder la filière animale la plus développée de la Polynésie, le territoire a financé intégralement la construction d’une station génétique mise à disposition de l’EPEFPA afin de produire des reproducteurs sains à destination des éleveurs. Parallèlement à cela, les acteurs de la filière porcine réfléchissent à la mise en place, sur l’île de Tahiti d’un centre naisseur de 940 truies afin que les éleveurs se concentrent sur la fonction de production. L’objectif final étant d’éradiquer la brucellose du territoire, c’est la STAGEP, élevage indemne, qui aura pour rôle de fournir les cochettes pour ce centre.
Concernant la mission tiers-temps en interne, la première année du projet a été consacrée à la mise en service de la station génétique et à l’accompagnement de la prise de fonction du responsable d’élevage, actions qui se sont poursuivies au cours de la deuxième année.
Les objectifs de doublement du cheptel ont été atteints en fin d’année 2014 et par la même occasion la mise en place d’une réelle conduite en bande. Les résultats de reproduction sont, à ce jour, très encourageants avec une amélioration significative du nombre de porcelets sevrés/truie/an, une diminution de l’ISSF grâce à un meilleur suivi des truies ainsi qu’une meilleure valorisation des animaux : augmentation du nombre de reproducteurs vendus et gain de poids des carcasses. L’utilisation de l’insémination animale congelée, importée de métropole a permis d’améliorer la génétique du troupeau, génétique qui a entièrement été remise à jour afin de déterminer plus précisément le type racial de chacun de nos reproducteurs et répondre ainsi plus finement aux demandes des éleveurs. Reste maintenant à travailler sur la mise en place du prélèvement de semence sur site ainsi qu’au développement de l’IA congelée pour augmenter encore les résultats de l’élevage.
La rationalisation de l’alimentation des animaux reste un enjeu de taille, aux vues de la charge que cela représente dans notre élevage. Des suivis de croissance sur les animaux en engraissement ont débuté et vont être poursuivi et élargis aux animaux en post-sevrage. Ils ont permis de déterminer les GMQ et IC des lots suivis. Parallèlement des essais alimentaires devraient débutés à la rentrée 2015 sur les mêmes catégories d’animaux et pourront être étendus aux animaux reproducteurs (avec notamment la détermination de la note d’état corporel). L’objectif, outre la production de références, est la diffusion de ces résultats à nos partenaires, les éleveurs.
L’enregistrement des données GTE s’est poursuivi mais doit être améliorée, notamment en ce qui concerne les données sur les animaux sortant de l’élevage. L’objectif, que ce soit pour les résultats GTE ou GTTT, est de permettre une diffusion auprès des éleveurs, qui leur accordent une grande importance, mais aussi d’améliorer l’utilisation pédagogique.
En externe, la mission tiers-temps a également pour objectif de travailler sur la durabilité des systèmes d’élevage en production porcine sur le territoire. Des formations ont donc débutées auprès des petits éleveurs des archipels afin de leur faire acquérir les bonnes pratiques en élevage porcin, notamment au niveau sanitaire et alimentaire. Ces formations se sont également étendues au niveau de l’élevage bovin en réponse à la demande des éleveurs. Ce volet est amené à se poursuivre dans la dernière année du projet, en partenariat avec l’équipe du CFPPA.
Enfin pour permettre une bonne lisibilité de notre action, un rapport d’étape à destination de tous nos partenaires a été réalisé en début d’année. Une synthèse plus étoffée permettra de conclure la mission.

Rapport

Résumé grand public

Depuis 2004, la filière porcine polynésienne est en grande difficulté du fait de la contamination, par la brucellose, de la majorité des grands élevages de l’île de Tahiti. De ce fait, le nombre de reproductrices a baissé et les performances également (en raison du nombre important d’avortements). La quantité de viande porcine produite sur le territoire a donc considérablement diminué.
Afin de sauvegarder la filière animale la plus développée de la Polynésie, le territoire a financé intégralement la construction d’une station génétique mise à disposition de l’EPEFPA afin de produire des reproducteurs sains à destination des éleveurs. Parallèlement à cela, les acteurs de la filière porcine réfléchissent à la mise en place, sur l’île de Tahiti d’un centre naisseur de 700 truies afin que les éleveurs se concentrent sur la fonction de production. L’objectif final étant d’éradiquer la brucellose du territoire, c’est la STAGEP, élevage indemne, qui aura pour rôle de fournir les cochettes pour ce centre.
Concernant la mission tiers-temps en interne, la première année du projet a été consacrée à la mise en service de la station génétique et à l’accompagnement de la prise de fonction du responsable d’élevage, actions qui se sont poursuivies au cours des deux années suivantes.
Les objectifs de doublement du cheptel ont été atteints en fin d’année 2014 et par la même occasion la mise en place d’une réelle conduite en bande. Les résultats de reproduction sont, à ce jour, très encourageants avec une amélioration significative du nombre de porcelets sevrés/truie/an, une diminution de l’ISSF grâce à un meilleur suivi des truies ainsi qu’une meilleure valorisation des animaux : augmentation du nombre de reproducteurs vendus et gain de poids des carcasses. L’utilisation de l’insémination animale congelée, importée de métropole a permis d’améliorer la génétique du troupeau, génétique qui a entièrement été remise à jour afin de déterminer plus précisément le type racial de chacun de nos reproducteurs et répondre ainsi plus finement aux demandes des éleveurs. La mise en place du prélèvement de semence sur site reste d’actualité mais en attente des besoins de l’éventuelle maternité collective. Le développement de l’IA congelée pour augmenter encore les résultats de l’élevage va se poursuivre avec pour objectif que 100% des reproducteurs de l’élevage soient issus à 50 d’IA au moins.
La rationalisation de l’alimentation des animaux reste un enjeu de taille, aux vues de la charge que cela représente dans notre élevage. Des suivis de croissance sur les animaux en engraissement ont débuté et vont être poursuivi et élargis aux animaux en post-sevrage. Ils ont permis de déterminer les GMQ et IC des lots suivis. Parallèlement des essais alimentaires ont débutés à la rentrée 2015 sur les mêmes catégories d’animaux et pourront être étendus aux animaux reproducteurs (avec notamment la détermination de la note d’état corporel). L’objectif, outre la production de références, est la diffusion de ces résultats à nos partenaires, les éleveurs.
L’enregistrement des données GTE s’est poursuivi mais doit être améliorée, notamment en ce qui concerne les données sur les animaux sortant de l’élevage. L’objectif, que ce soit pour les résultats GTE ou GTTT, est de permettre une diffusion auprès des éleveurs, qui leur accordent une grande importance, mais aussi d’améliorer l’utilisation pédagogique. Le rapport d’analyse des résultats sur les cinq dernières années sera dons distribués à l’ensemble de nos partenaires et les enregistrements seront poursuivis après l’arrêt du tiers-temps pour permettre une diffusion annuelle.
En externe, la mission tiers-temps a également pour objectif de travailler sur la durabilité des systèmes d’élevage en production porcine sur le territoire. Des formations ont donc débutées auprès des petits éleveurs des archipels afin de leur faire acquérir les bonnes pratiques en élevage porcin, notamment au niveau sanitaire et alimentaire. Ces formations se sont également étendues au niveau de l’élevage bovin en réponse à la demande des éleveurs. Ce volet est amené à se poursuivre d’après l’arrêt du projet, en partenariat avec l’équipe du CFPPA, pour la formation des salariés des grands élevages de Tahiti.
En conclusion, on peut voir, que bien qu’il reste encore beaucoup à réaliser, le projet tiers-temps a permis ou tout du moins facilité la mise en œuvre d’une station particulièrement importante tant pour les professionnels du territoire que pour les apprenants de l’établissement. Cet élevage est aujourd’hui une réussite en terme sanitaire, mais également au niveau de la reproduction, et se veut et doit être un exemple pour la filière.