Projet d'animation et de développement des territoires des établissements publics de l'enseignement agricole

Description

Titre du projet

Performances écologiques et économiques de techniques permaculturelles en maraîchage.

Etablissement

EPL Valdoie

Description du projet

Dans un territoire péri-urbain à enjeux en matière de produits alimentaires de qualité et où la filière maraîchage se développe, l’exploitation de Valdoie propose de tester des techniques basées sur une réflexion éco-systémique issue de l'approche permaculturelle. (Permaculture : système de culture innovant, économe en intrant se basant sur la productivité et l’efficacité des écosystèmes.) Différentes techniques permettraient d’intensifier la production. Le projet, via l’expérimentation et la formation, participera à la relance d'une dynamique de production maraîchère durable en Franche-Comté. L’accès restreint au foncier contraint à s'installer sur peu de surface. Des connaissances et des techniques sont nécessaires pour assurer la rentabilité de ces exploitations. En considérant l’exploitation dans sa globalité, le maraîcher peut gagner en performance : intégrer sa production dans le paysage de l’exploitation pour en retirer les bienfaits (auxiliaires, protection thermique …), mettre en place des engrais verts, intègrer son compost. Il peut accroître la production, limiter les intrants et gagner en autonomie. Ce système est issu :
-de la permaculture qui permettrait de produire beaucoup de légumes sur une surface réduite (réf. ferme du Bec Hellouin (27) et UMR SADAPT, AgroParisTech, INRA)
-de maraîchers tels que E. Coleman, JM Fortier produisant sur petites surfaces. Démontrer les performances écologiques et économiques d'une culture maraîchère biologique intensive sur une petite surface (techniques permaculturelle notamment)
étapes de l'action :
* le sol et sa fertilité
- état des lieux des sols sur des exploitations (epl et autres)
- mise en oeuvre et évaluation d'opérations techniques en vue de l'amélioration de la fertilité du sol pour un gain de productivité en utilisant des protocoles de mesure
CPIE, INRA AgroParis Tech (à confirmer), chambre agriculture
* équipement et mécanisation
- expérimenter des équipements permettant d'intensifier et d'optimiser la production
Association ADABIO, groupement agri bio...
* optimisation de l'organisation spaciale de la "parcelle" et de son écosystème
partenaire : CEZ de Rambouillet (Lamia Othoffer)



les stagiaires adultes BP REA maraîchage participent à la mise en oeuvre des expérimentations.
Les maîtres de stage des BP REA seront associés aux travaux de collecte de données

Les élèves de la filière technologique du Lycée avec leur enseignante d'écologie participeront aux travaux d'appréciation de la biodiversité du sol et l'entomofaune

Thématique principale

Agriculture et agro-écologie

Thématique secondaire

Développement local et péri-urbain

Identification

Centre constitutif concerné

Adresse et numéro de téléphone de l'établissement

95 rue de Turenne

Nom du responsable du dossier

PERROUD

Fonction du responsable du dossier

DEA

Coordonnées du responsable du dossier au sein de l'équipe de direction

PERROUD pierre yves 06 86 58 73 55

Nom du chargé de projet

HELIN

Fonction du chargé de projet

ENSEIGNANT

Coordonnées du chargé de projet

HELIN D

Déclaration d'intention


Rapport

Résumé grand public

Jusqu'au début de la deuxième moitié du 20ème siècle, les légumes consommés par les citadins provenaient essentiellement de cultures locales. Ils étaient produits dans les "ceintures vertes" des villes où étaient installés de nombreux maraîchers qui cultivaient de manière intensive sur de petites exploitations à taille humaine.
Sous les effets conjugués de l'étalement urbain et du développement de grands centres de production (d'abord aux Pays-Bas puis ,entre autres en Espagne et au Maroc), ces exploitations maraîchères ont progressivement disparu.
Mais depuis quelques années apparaît chez les consommateurs le désir d'accéder à des produits de meilleure qualité (légumes et fruits bio) et ayant une empreinte carbone réduite, donc issus de l'agriculture locale.
Ce phénomène semble favorable à la création de nouvelles ceintures vertes, d'autant que de nombreux élus locaux (Conseils Régionaux, Conseils Départementaux, Communautés d'Agglomérations) lancent des campagnes sur le thème du "manger local" à destination du grand public.
Mais on peut se poser des questions sur la viabilité, aujourd'hui, de micro-exploitations de production légumière. Notamment :
- Quel revenu peut-on dégager d'une petite surface (généralement inférieure à un hectare) et comment l'optimiser ?
- Quelles productions réaliser pour tirer le eilleur parti du moindre m2 ?
- Comment et par quoi remplacer les intrants chimiques afin d'obtenir le meilleur rendement possible du sol, sans toutefois l'épuiser ?
- Comment limiter la pénibilité du travail sans pour autant s'engager dans l'acquisition d'un matériel coûteux ?
- Comment assurer la commercialisation des légumes produits ?
Ce sont les questions auxquelles l'expérimentation menée au Lycée Agricole de Valdoie va esayer d'apporter des réponses, afin d'éclairer les éventuels candidats à l'installation tentés par ce modèle de production.

Rapport

Résumé grand public

Jusqu'au milieu du XXème siècle, les légumes consommés par les citadins Français provenaient essentiellement de cultures locales. Ils étaient produits dans les "ceintures vertes" des villes où étaient installés de nombreux maraîchers qui cultivaient de manière intensive sur de petites exploitations à taille humaine.
En raison de l'accaparement des terres lié à l'étalement urbain, de la disparition des barrières douanières permettant l'importation de fruits et légumes à moindre coût de production depuis des régions d'Europe ou d'Afrique du Nord (Espagne et Maroc essentiellement), ces petites exploitations maraîchères ont progressivement disparu.
Depuis quelques années la presse se fait le relai de nombreuses campagnes sur l'importance d'une nourriture saine et variée et de son impact sur la santé. Ces campagnes mettent en avant la consommation de fruits et légumes ("5 par jour"), de préférence issus de l'agriculture biologique.
D'autre part, les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés à l'impact sur l'environnement des produits qu'ils consomment (bilan carbone, pollutions de l'air et de l'eau par les pesticides et engrais…). Ils sont de plus en plus nombreux à donner la priorité à des produits locaux.
De plus, les élus locaux des Conseils Départementaux ou Régionaux, ou des Communautés d'Agglomérations s'emparent souvent de cet engouement pour lancer des campagnes en faveur du "manger local".
Ces facteurs additionnés ont engendré un intérêt nouveau pour une agriculture périurbaine constituée de mini ou microfermes orientées vers une production intensive de légumes et petits fruits, le plus souvent biologique.
Toutefois, on peut se poser des questions sur la viabilité ou la rentabilité des ces petites exploitations :
- Quel revenu peut-on dégager d'une petite surface (souvent inférieure à un hectare) et comment l'optimiser ?
- Quelles productions réaliser pour tirer le meilleur parti du moindre m2
- Comment organiser l'exploitation ("design") afin d'en optimiser l'ergonomie et de créer des écosystèmes favorables à la santé des cultures
- Comment et par quoi remplacer les engrais chimiques tout en obtenant une production intensive et en agradant le sol
- comment limiter la pénibilité du travail en utilisant un matériel adapté, à coût réduit et limitant la consommation d'énergie fossile
- comment assurer la commercialisation des légumes produits en s'assurant une marge bénéficiaire confortable.
Ce sont autant de questions auxquelles l'expérimentation menée au lycée agricole de Valdoie va essayer de répondre afin d'aider des candidats à l'installation tentés par ce modèle de production.

Rapport

Résumé grand public

Jusqu'au milieu du XXème siècle, les légumes consommés par les citadins Français provenaient essentiellement de cultures locales. Ils étaient produits dans les "ceintures vertes" des villes où étaient installés de nombreux maraîchers qui cultivaient de manière intensive sur de petites exploitations à taille humaine.

En raison de l'accaparement des terres lié à l'étalement urbain, de la disparition des barrières douanières permettant l'importation de fruits et légumes à moindre coût de production depuis des régions d'Europe ou d'Afrique du Nord (Espagne et Maroc essentiellement), mais aussi de coûts de transports peu élevés ces petites exploitations maraîchères ont progressivement disparu.

Depuis quelques années la presse se fait le relai de nombreuses campagnes sur l'importance d'une nourriture saine et variée et de son impact sur la santé. Ces campagnes mettent en avant la consommation de fruits et légumes ("5 par jour"), de préférence issus de l'agriculture biologique.

D'autre part, les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés à l'impact sur l'environnement des produits qu'ils consomment (bilan carbone, pollutions de l'air et de l'eau par les pesticides et engrais…). Ils sont de plus en plus nombreux à donner la priorité à des produits locaux.

De plus, les élus locaux des Conseils Départementaux ou Régionaux, ou des Communautés d'Agglomérations s'emparent souvent de cet engouement pour lancer des campagnes en faveur du "manger local".

Ces facteurs additionnés ont engendré un intérêt nouveau pour une agriculture périurbaine constituée de mini ou microfermes orientées vers une production intensive de légumes et petits fruits, le plus souvent biologique. D'autant plus que de nombreux magazines ou chaînes de télévision ont diffusé des reportages, généralement élogieux, sur ce type d'entreprises.

Toutefois, on peut se poser des questions sur la viabilité ou la rentabilité des ces petites exploitations :

- Quel revenu peut-on dégager d'une petite surface (souvent inférieure à un hectare) et comment l'optimiser ?

- Quelles productions réaliser pour tirer le meilleur parti du moindre m2

- Comment organiser l'exploitation ("design") afin d'en optimiser l'ergonomie et de créer des écosystèmes favorables à la santé des cultures

- Comment et par quoi remplacer les engrais chimiques tout en obtenant une production intensive et en agradant le sol

- comment limiter la pénibilité du travail en utilisant un matériel adapté, à coût réduit et limitant la consommation d'énergie fossile

- comment assurer la commercialisation des légumes produits en s'assurant une marge bénéficiaire confortable.

Ce sont autant de questions auxquelles l'expérimentation menée au lycée agricole de Valdoie a essayé de répondre afin d'aider des candidats à l'installation tentés par ce modèle de production.